Onna-Bugeisha

Posté le 17 avril 2020 par Klodya

Qui sont-elles ?

Les onna bugeisha sont des femmes combattantes. De nos jours, certains les appellent femmes-samouraïs.

Selon la légende, la 1ère fut l’impératrice Jingû qui, après la mort de son mari, s’en alla en guerre en Corée (en l’an 200); elle en sortie victorieuse sans verser une seule goutte de sang. Bien évidemment, cette histoire est controversée.

Dans les faits et les écrits, on retrouve Tomoe Gozen, qui en 1184 décapita le plus fort combattant lors de la bataille d’Awazu. Le Heike Monogatari chante ses louanges en la décrivant comme particulièrement belle, la peau impeccablement blanche et une habileté au combat hors du commun.

Tomoe Gozen – Wikipédia

 

Comment devenaient-elles onna bugeisha ? 

Ces femmes étaient souvent des nobles qui prenaient les armes pour défendre leur famille quand les hommes n’étaient plus (soit partis en guerre, soit décédés). On leur apprenait le maniement du Naginata (longue lance), elles portaient toujours un kaiken (une dague portée à la ceinture ou cachée sous les vêtements, au niveau de la poitrine) et côté combat, elles étaient formées au Tantôjutsu (combat au couteau). Elles faisaient partie de la caste des bushi (le terme samouraï n’est apparu qu’au XVIème siècle, voilà pourquoi il est inexacte de les appeler femmes-samouraïs).

Takeko Nakano Source : Wikipédia

 

Évolution et déclin des onna bugeisha

Cependant, le rôle 1er des femmes japonaises étaient de rester à la maison pour élever les enfants. Très peu de femmes purent devenir onna bugeisha sauf en période de guerres. Leur apogée fut pendant la période Kamakura (1185–1333), où le shogun ratifia des lois donnant le droit aux femmes d’avoir un héritage. En effet, à cette époque, seuls les garçons de la famille y avaient droit. Les femmes pouvaient désormais gérer l’argent du couple, embaucher du personnel, léguer ses biens ou encore enseigner l’art du bushi à leurs enfants.

Malheureusement, durant l’époque Edo, la montée du confucianisme, leur fit perdre énormément d’autonomie et elles ne pouvaient se déplacer qu’en présence d’un homme. Les femmes redevinrent inférieures à l’homme, elles ne pouvaient plus être des alliées sur le champs de bataille. Lorsque l’homme rentrait le soir, il rejoignait sa femme pour avoir des rapports sexuels puis il retournait dans sa propre chambre.

1868 marque la fin des onna bugeisha avec la mort de Nakano Takeko, qui fut tuée sur le champs de bataille alors qu’elle n’avait que 21 ans. Elle était à la tête d’une unité entièrement féminine qui combattit contre 20 000 soldats de l’armée impériale japonaise. Lors de la guerre de Boshin, elle reçut une balle en pleine poitrine et au lieu de se laisser capturer, elle demanda à sa sœur de l’achever. Ce que sa sœur fit. Jusqu’à la fin, elle suivit les principes du bushidô.

Takeko Nakano Source : Kknews

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